BOORIKO · DU CP AU CM2 · À SON RYTHME
Harcèlement à l’école : écouter, protéger, agir
Un enfant ne doit pas résoudre seul une situation de harcèlement. S’il raconte des faits inquiétants, accueillez sa parole et organisez sa protection avec l’école. Il n’a pas besoin de « devenir plus fort » pour avoir droit à la sécurité.
Appeler le 3018Écoute et signalement · Gratuit · Tous les jours, 9 h–23 h
Explorer les conseils et les exemples ↓01 / POUR AVANCER
Accueillir la parole sans mener un interrogatoire
Laissez l’enfant raconter avec ses mots. Demandez ce qui s’est passé, où, quand et qui était présent. Notez les éléments utiles sans exiger qu’il répète son récit à toute la famille.
Des humiliations répétées, une mise à l’écart ou des menaces doivent être prises au sérieux. Même un fait isolé peut nécessiter une intervention : on n’attend pas d’être certain de l’étiquette « harcèlement » pour demander protection.
02 / POUR AVANCER
Contacter l’école et garder une trace
Prenez rapidement rendez-vous avec la direction de l’école et informez l’enseignant. Décrivez les faits, demandez quelles mesures de protection sont prévues et convenez d’un suivi. Conservez les échanges écrits.
Notez dates, lieux et faits. Pour les contenus en ligne, gardez les captures et messages utiles sans les republier. Ne cherchez pas à régler seul le problème en confrontant l’enfant mis en cause ou sa famille.
03 / POUR AVANCER
Faire appel aux interlocuteurs spécialisés
Le 3018 est le numéro national gratuit, anonyme et confidentiel pour le harcèlement et le cyberharcèlement, accessible tous les jours de 9 h à 23 h selon les informations officielles consultées. Il peut conseiller les familles et accompagner un signalement.
Si la situation se poursuit, recontactez la direction et demandez l’appui de l’équipe académique, avec l’aide du 3018 si nécessaire. En cas de danger immédiat, contactez les services d’urgence sans attendre une réunion scolaire.
04 / POUR AVANCER
Accompagner aussi les témoins, sans culpabiliser
Un enfant témoin peut prévenir un adulte, rester auprès de l’enfant visé et éviter de relayer les moqueries ou contenus. Il ne doit pas se mettre en danger en intervenant physiquement.
Travailler la confiance et l’empathie peut soutenir les échanges, mais un jeu éducatif ne protège pas à lui seul contre le harcèlement. Booriko n’est pas un dispositif de signalement. La responsabilité de faire cesser les faits appartient aux adultes et aux institutions compétentes.
À ESSAYER ENSEMBLE
Préparer un échange avec l’école
- Rassemblez une chronologie factuelle et les éléments conservés.
- Demandez un rendez-vous et les mesures concrètes pour sécuriser les moments à risque.
- Fixez un point de suivi et gardez un adulte de confiance identifié pour l’enfant.
« Ce qui t’arrive n’est pas de ta faute. Tu n’as pas à gérer cela seul. »
Ce qu’on observe : Observez la sécurité et le bien-être au quotidien, pas seulement la disparition momentanée d’un incident.
LES QUESTIONS DES PARENTS
Quelques réponses pour commencer.
Dois-je attendre que cela se répète ?
Non pour demander de l’aide face à un fait préoccupant. L’école peut intervenir avant qu’une situation s’installe.
Faut-il lui apprendre à se défendre en frappant ?
Ne lui faites pas porter la responsabilité de mettre fin aux faits. Cherchez la protection des adultes et des solutions avec l’école.
Que faire pour des messages en ligne ?
Conservez les preuves sans les diffuser, signalez les contenus et demandez conseil au 3018. L’école doit être informée lorsque la situation concerne ses élèves.
Nos repères pour cette page.
Information destinée aux familles, sources officielles consultées le 31 octobre 2026. Cette page ne remplace pas un signalement à l’école ou au 3018. BOORIKO ne recueille pas ici de témoignages ni de données sur des enfants mis en cause.
LE BON POINT DE DÉPART